Qui? Comment?
Démarche artistique
Mon travail naît de la rencontre entre la matière et l’émotion.
Longtemps musicien, j’ai appris à construire avec le temps, le rythme et le silence. En découvrant le modelage puis la peinture, j’ai simplement changé de langage. Là où la musique disparaît dès qu’elle est jouée, la sculpture et la peinture offrent à l’émotion une présence durable.
J’aime partir de matériaux simples, parfois pauvres ou imparfaits : une terre destinée à fabriquer des briques, un morceau de bois façonné par la nature, une vieille planche, des bombes de peinture ou des pigments. Leur histoire fait déjà partie de l’œuvre. Mon travail consiste moins à les transformer qu’à révéler ce qu’ils contiennent.
Mes sculptures explorent avant tout la condition humaine. Elles évoquent l’attente, la mémoire, la fragilité, le mouvement, la solitude ou les récits populaires. Je ne cherche pas le réalisme, mais une présence capable de susciter une émotion ou de faire naître une histoire chez celui qui regarde.
Ma peinture prolonge cette même recherche sous une forme plus abstraite. Les traces, les superpositions, les signes et les contrastes deviennent les équivalents d’une écriture libre où chacun peut construire sa propre lecture.
Qu’il s’agisse d’une figure modelée ou d’une composition abstraite, je poursuis une même intention : faire dialoguer la matière, le temps et la mémoire pour créer des œuvres ouvertes, où la technique s’efface au profit de l’émotion.
« Je ne cherche pas à représenter le monde. Je cherche à révéler ce qu’il peut devenir. »
Modeler, sculpter.
Longtemps (et toujours…) musicien, j’ai exploré un univers où le temps, le rythme et le silence façonnent l’émotion. Passer de la matière sonore à la terre fut un changement de langage plus qu’un changement de démarche. Là où la musique s’évanouit dans l’instant, la sculpture inscrit durablement le geste dans la matière.
Autodidacte, je fréquente régulièrement l’atelier de Jean-Marc Demarcq afin d’approfondir les techniques de modelage et l’art de la patine. Des premières réalisations proches de l’art brut aux œuvres finement polies et laquées, mon parcours s’est progressivement orienté vers une écriture résolument contemporaine.
L’ESTROPIÉ
Terre cuite, patine acrylique
60 cm
Cette œuvre évoque la violence silencieuse des accidents de la route. Le corps, fragmenté mais toujours debout, porte les traces d’un instant où tout a basculé. Les absences, les ruptures et les déformations deviennent le langage d’une vie marquée à jamais. Plus qu’une représentation du drame, l’œuvre est un hommage à la fragilité de l’existence et à la résilience de celles et ceux qui survivent, physiquement ou intérieurement, à l’irréversible.
DANSEUSE
Terre cuite, patine acrylique
50 cm
Modelée dans une terre argileuse traditionnellement utilisée pour la fabrication des briques et des tuiles de la région, cette sculpture est née d’un matériau brut, chargé d’impuretés minérales. Après la cuisson, un long travail de ponçage, de reprise et de laquage a été nécessaire pour révéler la pureté de ses lignes et lui offrir cet aspect lisse et lumineux. Ce contraste entre l’origine rustique de la matière et la délicatesse de la forme traduit une quête de transformation : faire émerger l’élégance, la légèreté et le mouvement d’une terre profondément ancrée dans le paysage.
Il fallait bien trouver un cavalier à la Danseuse… Derrière son apparente légèreté se cache pourtant une œuvre qui a résisté à bien des épreuves. Une sortie de four délicate imposa de renforcer le pied avec de la résine avant qu’un long travail de ponçage et de peinture ne révèle toute la finesse de sa silhouette. Entre fragilité et équilibre, le Danseur incarne cette métamorphose où la technique s’efface au profit de la grâce du mouvement.
DANSEUR
Terre cuite, patine acrylique
50 cm
“THIS IS THE END”
Terre cuite, patine acrylique
33 cm
En écho à la chanson éponyme de The Doors, This Is the End ne célèbre pas une fin, mais l’instant fragile où tout bascule. La figure, agenouillée et repliée sur elle-même, oscille entre abandon et résistance. Modelée en terre cuite puis peinte, la sculpture donne corps à une émotion universelle : celle de la rupture, de la perte, mais aussi de la possibilité d’une renaissance.
Inspirée de la légende amérindienne de la Deer Woman, cette sculpture évoque une présence à la fois fascinante et insaisissable. Ses bois dressés, son corps élancé et l’ouverture qui traverse son buste symbolisent la dualité de cette figure mythique : séduction et mystère, force et vulnérabilité. Modelée en terre cuite puis patinée, l’œuvre explore le lien entre l’humain et le sauvage, où la beauté devient le reflet d’une puissance spirituelle autant qu’un rappel du respect dû à la nature et à ses mythes.
DEER WOMAN
Terre cuite, patine acrylique
57 cm
TRØLLÖ
Terre cuite, patine acrylique
3 pièces de 35 cm
Surgis d’une forêt scandinave imaginaire, ces trois trolls revisitent les légendes nordiques à travers une écriture résolument contemporaine. Leurs visages déformés, aux expressions ambiguës, contrastent avec des couleurs fluorescentes éclatantes, brouillant la frontière entre mythe ancestral, culture pop et art moderne.
ATTENDRE
Terre cuite, patine acrylique
40 cm
Deux jambes croisées, immobiles, comme suspendues entre le départ et le renoncement. Attendre évoque ce moment universel où le temps semble se figer, lorsque le corps exprime à lui seul l’impatience, le doute ou l’espoir.
Réalisée en terre cuite, la sculpture reçoit une patine qui imite le granit, brouillant volontairement la frontière entre la fragilité de l’argile et la permanence de la pierre. Cette illusion de matière renforce la dimension intemporelle de l’œuvre, où l’attente devient une expérience silencieuse, presque monumentale.
DÉDÉ en habits du dimanche
Terre cuite, patine acrylique
37cm
Le visage marqué par le travail, la bouche entrouverte entre un chant populaire et un soupir, Dédé incarne la mémoire du monde rural. Endimanché pour son unique jour de liberté, il s’accorde quelques heures à l’estaminet, où la Fée Verte adoucit la rudesse de l’existence. Les volumes bruts et le modelage expressif traduisent autant la fatigue que la dignité d’une vie consacrée au labeur. Une parenthèse fragile, avant que le lundi ne rappelle, inexorablement, le retour aux champs.
GAIA
Bois
38 cm
Gaïa est née d’une rencontre entre le geste de l’artiste et celui de la nature. La forme centrale, d’une troublante évocation organique, n’a pas été sculptée : elle est une création naturelle, un véritable ready-made façonné par le temps. En l’intégrant à une structure de bois, l’œuvre brouille la frontière entre création humaine et création du vivant. GAIA rend hommage à la force créatrice de la nature, première artiste, dont les formes dépassent parfois toute imagination.
Parce que privée de visage, cette sculpture devient le reflet de chacun. Son bras levé vers le ciel symbolise un élan vers la quête intérieure, vers l’invisible. La patine vert-de-gris inscrit le passage du temps dans la matière, tandis que la terre rappelle que toute aspiration à l’élévation trouve sa source dans l’enracinement. Entre pesanteur et lumière, LÀ-HAUT célèbre cette tension qui pousse l’être humain à chercher, toujours, au-delà de lui-même.
LÀ-HAUT
Terre cuite, patine acrylique
59 cm
Galerie/peinture
Mon travail s’inscrit dans une recherche où la matière, la lumière et le signe deviennent les fondements d’un langage plastique personnel. À travers la peinture, le collage et l’assemblage, je construis des espaces abstraits où se rencontrent géométrie, mémoire et émotion.
Chaque œuvre naît d’un dialogue entre maîtrise et spontanéité. Les textures, les superpositions et les contrastes révèlent des traces, des fragments et des rythmes qui invitent le regard à circuler librement. Je ne cherche pas à représenter le réel, mais à suggérer un territoire sensible où chacun peut projeter sa propre lecture.
Le support, qu’il s’agisse de toile, de bois ou de métal, participe pleinement à cette démarche. Il conserve son histoire, ses accidents et sa matière, devenant un acteur de la composition plutôt qu’un simple support.
Mes œuvres proposent un équilibre entre force et silence, construction et liberté, laissant émerger une abstraction ouverte où la lumière révèle autant qu’elle dissimule.
Peindre.
VERTIGE
Bombe aérosol et feutre
sur planche d’aggloméré
190 x 30 cm
L’œuvre explore la tension entre mouvement et interruption. Les superpositions de formes géométriques, de lignes dynamiques et de matières brutes créent un espace où le chaos apparent révèle progressivement un équilibre fragile. VERTIGE invite le regard à ralentir et à trouver son propre chemin.
Rencontre entre la matière, la lumière et le geste. Les nuances de gris, ponctuées de touches métalliques et d’une ligne organique composent un espace de contemplation où la texture devient langage. Entre force et délicatesse, la composition suggère une présence silencieuse.
RÉSONANCE
Bombe aérosol sur toile
80 x 60 cm
Cette œuvre explore le dialogue entre la matière et le signe. Les courbes, les lignes et les formes géométriques émergent d’un fond richement texturé, créant un équilibre subtil entre spontanéité du geste et construction.
GÉOMÉTRIE INSTINCTIVE
Bombe aérosol et feutre sur toile
30 x 30 cm
Réalisée sur un support en bois brûlé, cette œuvre mêle peinture, collage et typographie dans un dialogue entre mémoire et création contemporaine. Les fragments et les signes graphiques composent une narration ouverte où le passé devient un langage actuel.
REBELLION CHROMATIQUE
Bombe aérosol, collage et feutre sur planches de clin
70 x 30 cm
Cette œuvre explore la rencontre entre lumière, couleur et architecture abstraite. Les formes géométriques s’entrecroisent dans un espace en perpétuelle mutation, tandis que les superpositions de matières et les contrastes chromatiques créent une sensation de profondeur et de mouvement. Entre rigueur de la construction et liberté du geste, la composition ouvre un territoire où l’émotion naît de l’équilibre entre tension et harmonie.
JAZZ
Bombe aérosol, collage sur toile
80 x 60 cm
Ce triptyque explore la naissance de la couleur à partir de l’ombre. Entre profondeur, lumière et mouvement, chaque panneau constitue une étape d’une même métamorphose, laissant au regard la liberté d’en imaginer le récit.
MÉMOIRE LIQUIDE
Acrylique sur toile
30 x 75 cm
FANTAISIE COSMIQUE
Bombe acrylique, feutre, pochoirs sur plaque de métal
35 x 25 cm
Inspirée des comics de science-fiction de l’après-guerre, cette œuvre revisite les codes visuels qui ont nourri des générations de lecteurs : fusées effilées, soucoupes volantes et aventures interstellaires. Plus qu’un simple clin d’œil rétro, elle interroge notre fascination intacte pour les mondes imaginaires et la promesse d’un ailleurs.
Suspendus dans un espace indéfini, ces fragments géométriques semblent défier la gravité. La matière, tour à tour dense et vaporeuse, dialogue avec des éclats fluorescents qui traversent la composition comme des impulsions vitales. Une abstraction où le chaos devient langage.
SIGNAL
Bombe acrylique sur bois
80 x 40 cm
LA CHAMBRE ROUGE
Acrylique sur toile
100 x 60 cm
Ni paysage, ni architecture, La Chambre Rouge ouvre un lieu mental où se mêlent tension, chaleur et silence. Le regard s’y perd comme dans une pièce dont on ne retrouve plus l’issue. On y perçoit une présence invisible, comme les vestiges d’un feu qui continue de couver…
Rétrospectives | Projets
LE FIL BLEU
Photographies
LE CABINET DE MONSIEUR VANDERKOEKEN
Renseignements, inscription :
Florian DIERENDONCK
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